T’AS LE PROFIL ? #12 – Entrepreneuse dans l’âme, elle se lance à 40 ans.

T’as le profil ? #11

Entrepreneuse dans l’âme, elle se lance à 40 ans.

Après 18 ans dans une grande enseigne de bricolage, Diana avait le bagage, l’envie et l’énergie. Il ne lui manquait plus que le bon projet. En reprenant le Weldom de Bédarieux, elle n’est pas seulement devenue entrepreneuse : elle a choisi un commerce où l’on connaît les clients par leur prénom et où la proximité commence toujours autour d’un café. Elle nous raconte.

Avant de poser tes cartons chez Weldom, quel a été ton parcours ?

Je suis fille d’entrepreneur. Mon père a une entreprise de maçonnerie et, petite, je l’accompagnais souvent sur ses chantiers. Je l’aidais aussi à préparer ses devis, ses factures ou ses achats. Je me souviens des dimanches passés à acheter le matériel pour préparer le chantier du lundi.

J’ai ensuite suivi un BTS Management des unités commerciales en alternance, puis une licence dans l’immobilier. J’aimais le commerce et le challenge, mais beaucoup moins le côté individualiste de ce milieu. Il n’y avait pas suffisamment de travail d’équipe pour moi.

J’ai alors rejoint Leroy Merlin comme conseillère de vente au rayon peinture. Deux ans plus tard, je suis devenue responsable de rayon, puis cheffe de secteur commerce et cheffe de secteur logistique dans un gros magasin à Rosny-sous-Bois puis à Béziers.

Au total, je suis restée 18 ans chez Leroy Merlin, ça a été de super années. Cette entreprise a été une très bonne école. Tout ce que j’y ai appris me sert aujourd’hui : le conseil client, le commerce, le management, la logistique, la gestion et la connaissance des produits.

Comment le projet Weldom est-il arrivé ?

Un ami, Ludovic, possédait plusieurs magasins Weldom… et m’a proposé de reprendre son magasin de Bédarieux. Le projet est arrivé presque par hasard, mais c’était le bon timing pour moi. 

Le magasin est à seulement 35 minutes de chez moi et je n’avais pas besoin d’imposer un nouveau déménagement à ma famille.

Tu étais immédiatement certaine de vouloir te lancer ?

J’avais cette envie d’entreprendre depuis des années, mais cela faisait quand même 18 ans que j’étais dans la même entreprise. Je savais ce que je quittais, mais pas encore exactement ce que j’allais retrouver !

Campus Entrepreneur – une méthode développée par Weldom pour révéler (ou non) l’entrepreneur qui sommeille en toi, ndlr – m’a aidée à prendre ma décision. Pour moi, soit le programme te conforte complètement et tu te dis que c’est exactement ce que tu veux faire, soit il t’ouvre les yeux et te montre que tu n’es pas encore prêt. Moi, au fil des sessions, je me suis dit : « Mais oui, c’est exactement ce que je veux faire. »

J’avais aussi réalisé une semaine d’immersion dans un autre magasin Weldom. J’y ai découvert une petite équipe soudée. Le franchisé m’a expliqué qu’il se sentait soutenu et qu’il disposait de toutes les clés pour réussir. C’est ce qui m’a marquée chez Weldom : on nous parle vrai. On ne nous cache pas que la première année peut être difficile et demander beaucoup d’heures. Mais on se sent rapidement entouré.

Quelle est ta méthode pour faire évoluer le magasin ?

Tout vient du terrain ! Je n’arrive pas à passer plus d’une heure par jour dans mon bureau. J’ai besoin d’écouter mes équipes et mes clients. C’est à partir de leurs retours que je construis mes plans d’action.

Nous sommes par exemple dans une région très touchée par la sécheresse et entourée de vignerons et d’agriculteurs. Pourtant, quand je suis arrivée, le magasin ne proposait pas certaines cuves et certains récupérateurs d’eau. Mon équipe m’en a parlé, les clients aussi. Nous avons donc développé cette gamme pour répondre à un véritable besoin local.

Mes collaborateurs connaissent très bien le territoire. Certains étaient là dès l’ouverture du magasin et ils sont tous de la région. Ils connaissent les habitants, leurs habitudes et leurs attentes. Leur expérience est précieuse.

La proximité avec les clients, tu la ressens au quotidien ?

Complètement ! Nous avons un client qui passe tous les jours boire son café avec nous et qui apporte des croissants à toute l’équipe environ une fois par mois. Dès qu’il entre dans le magasin, le premier collaborateur qui le voit met la machine en route.

C’est un exemple parmi d’autres mais les clients viennent parce qu’ils se sentent écoutés et conseillés !

Quelles qualités faut-il avoir, selon toi, pour se lancer dans la franchise ?

Il faut être solide ! On met vraiment ses tripes dans le magasin et il ne faut pas s’attendre à ce que tout paye immédiatement.

Pendant les six premiers mois, nous avons travaillé sept jours sur sept. Il faut donc s’accrocher, croire profondément à son projet et ne pas avoir peur de l’investissement demandé. Il faut aussi apprendre à faire confiance et à former ses collaborateurs pour pouvoir progressivement passer la main.

Enfin, il faut accepter d’être multitâche : on s’occupe de la comptabilité, de la gestion, des plannings, des opérations commerciales, des commandes et du management, tout en restant sur le terrain… C’est intense, mais c’est aussi ce qui rend le métier passionnant.

Est-ce que l’on se sent seule en tant qu’entrepreneuse ?

Personnellement, non. Je sais que je peux appeler les équipes Weldom ou d’autres franchisés dès que j’en ai besoin.

Christophe, notre animateur réseau, peut nous aider sur des sujets très variés : les logiciels, le merchandising, la compréhension des chiffres ou les pratiques mises en place dans d’autres magasins.

Karim – personne en charge du recrutement de franchisés, ndlr – joue aussi un rôle important. J’ai parfois l’impression d’avoir un parrain. Je ne l’appelle pas tous les jours, mais je sais qu’il sera disponible si j’ai une question.

Je retrouve chez Weldom les valeurs Adeo qui m’ont fait rester aussi longtemps chez Leroy Merlin : le partage, l’écoute, l’entraide, la bienveillance et le respect.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à entreprendre ?

Si on y croit, il faut prendre des risques ! 

C’était l’année de mes 40 ans quand je me suis lancée et je me suis dit : « C’est maintenant ou jamais. » Je me sentais encore jeune, mais je savais aussi qu’il ne fallait pas attendre indéfiniment pour me lancer.

Il faut par contre être bien entouré. Le soutien de ma famille a été essentiel. Et puis, avant de prendre ma décision, j’ai beaucoup échangé avec mes anciens directeurs. L’un d’eux m’a dit : « Diana, tu as toujours été entrepreneuse. Tu avais ton secteur, tu prenais tes décisions et, même quand je te disais non, tu le faisais quand même. Qu’est-ce que cela va vraiment changer pour toi ? »

Pour nous, aucun doute : tu as parfaitement le profil Diana 🧡 !