
T'as le profil ? #11
36 ans, père de 4 enfants et franchisé !
Quitter un poste de direction dans une grande enseigne pour reprendre un magasin en franchise n’est jamais une décision anodine. Alors quand on a 36 ans, une carrière installée et quatre jeunes garçons à la maison, le pari paraît encore plus audacieux.
C’est pourtant celui qu’a fait Clément, franchisé à Saujon. Il nous raconte.
Avant de poser tes cartons chez Weldom, quel a été ton parcours ?
À l’origine, je viens plutôt d’un univers scientifique et technique. J’ai fait une école d’ingénieur à Dijon, parce que j’aimais beaucoup ces sujets-là. Mais assez vite, j’ai senti qu’il me manquait quelque chose : la relation. J’ai donc complété mon parcours par une année en école de commerce. Je ne savais pas encore précisément ce que je voulais faire, jusqu’au jour où un ami m’a parlé de Leroy Merlin. J’y suis entré pour un stage et finalement, j’y suis resté plus de dix ans..
J’y ai occupé plusieurs postes pendant toutes ces années : chef de secteur, contrôleur de gestion magasin, contrôleur de gestion régional. puis directeur de magasin.
Chaque expérience m’a énormément appris. J’ai eu la chance d’animer de grandes équipes, de découvrir différentes façons de travailler et de me construire de vraies convictions sur le commerce et le management.
À quel moment as-tu commencé à envisager l’entrepreneuriat ?
Je crois que l’envie d’entreprendre a toujours été là ! Quand j’étais plus jeune, j’avais déjà cette idée de créer une entreprise un jour. Ce n’était pas forcément très précis, mais c’était quelque chose que j’avais en tête… Mais je ne regrette absolument pas d’avoir passé autant d’années chez Leroy Merlin ; j’y ai énormément appris ! Pendant longtemps, j’ai eu le sentiment d’être déjà un peu entrepreneur dans l’entreprise : je pouvais décider, construire, embarquer des équipes, partager mes convictions.
Puis, petit à petit, j’ai senti que j’avais besoin d’un nouveau challenge. On m’a proposé une évolution qui m’aurait éloigné du terrain, avec davantage de temps derrière un bureau. Sur le papier, c’était une belle opportunité. Mais j’ai réalisé que j’avais besoin de plus de contact, de proximité, de liens… C’est à ce moment-là que je me suis tourné vers Weldom.
Comment s'est passée la rencontre avec Weldom ?
J’avais déjà Weldom en tête, parce que je connaissais l’enseigne, cousine de Leroy Merlin, ainsi que la puissance du concept magasin, des marques propres et de la logistique.
J’ai donc pris contact avec Karim qui s’occupe de recruter les franchisés. Dès le départ, les échanges ont été très directs. Il m’a notamment fait comprendre que si je voulais vraiment me lancer, il fallait être prêt. Prêt à bouger, prêt à saisir une opportunité quand elle se présenterait. C’est là qu’on réalise que l’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement une envie. C’est aussi une capacité à passer à l’action.
Un premier projet nous a été proposé, mais il ne correspondait pas complètement à nos critères personnels, notamment en termes de localisation et de vie de famille. On a préféré dire non. Puis un autre magasin nous a été présenté. Là, beaucoup de choses s’alignaient : la taille du magasin, la possibilité de se rémunérer, le potentiel, le cadre de vie. On a senti que c’était le bon ! Alors on a mis en vente la maison, et on s’est lancés !
Qu’est-ce qui t’a séduit dans le modèle du commerce de proximité ?
De retrouver le temps de faire les choses qui ont de la valeur pour moi ! Dans mon quotidien précédent, j’avais parfois l’impression de passer beaucoup de temps dans mon bureau et moi j’avais envie de retrouver du temps avec les clients, avec les équipes, avec les produits.
Dans mon magasin aujourd’hui les clients je les connais. On les appelle même parfois par leur prénom. On les conseille sur leurs projets, on suit ce qu’ils font, on les recroise. Je me souviens d’un client que j’ai aidé à charger sa voiture. On a discuté, il m’a dit “vous êtes le nouveau gérant, vous êtes sympa”. Il venait de ramasser des champignons, alors il m’a offert sa cueillette. En les cuisinant le soir, j’ai pensé à cet instant de relation de proximité vécu. C’est exactement pour ce genre de moments simples que j’adore ce que je fais.
Et puis il y a aussi tout l’ancrage local. On travaille avec les artisans, les associations, les collectivités, les écoles, les habitants. On fait partie de la vie du territoire. Et pour moi qui viens du fin fond de la campagne ardéchoise, ça me parle.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton quotidien de franchisé ?
La diversité et l’humain ! Aujourd’hui, je fais vraiment beaucoup de choses. Je suis sur le terrain avec l’équipe, je m’occupe des clients, des rayons, mais aussi de la gestion, du recrutement, de l’administratif, de la comptabilité, de la fiscalité, de la stratégie…
C’est très intense, surtout la première année. Il y a énormément de sujets à traiter en même temps. Mais c’est aussi ce qui rend le quotidien passionnant. J’aime le fait de pouvoir décider et voir rapidement les effets de ce qu’on met en place.
J’aime aussi embarquer l’équipe. Le magasin fonctionnait déjà bien avant mon arrivée. Il était bien tenu, commerçant, avec une équipe en place. Donc il ne s’agissait pas d’arriver et de tout changer. Il fallait d’abord comprendre, respecter ce qui existait, puis apporter progressivement ma façon de voir les choses.
Et puis cette aventure se construit aussi en famille. Mon épouse vient de plus en plus au magasin et m’accompagne sur différents sujets, notamment l’administratif, le recrutement et la gestion. Nous prenons les grandes décisions ensemble. C’est devenu un vrai projet commun.
Quelles sont selon toi les qualités nécessaires pour devenir franchisé ?
La première qualité, c’est la patience ! Il en faut avant même d’avoir un projet, parce qu’on ne sait pas toujours quand la bonne opportunité va se présenter. Et il faut aussi de la patience une fois qu’on est dans le magasin. On ne peut pas poser ses convictions du jour au lendemain ni tout activer en même temps. Il faut accepter de construire dans la durée, avec les équipes, avec les clients, avec le territoire.
La deuxième qualité, c’est le mental. Quand on reprend une entreprise, il y a énormément de sujets à gérer : il y a l’exploitation du magasin, la gestion humaine, les sujets administratifs, les banques, les impôts, les fournisseurs… Il faut tenir, prioriser et avancer étape par étape.
Et puis il faut de l’humilité ! Il faut savoir demander conseil, appeler d’autres franchisés, écouter ceux qui ont plus d’expérience. C’est d’ailleurs une vraie richesse du réseau Weldom.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?
Je lui dirais de ne pas laisser la peur décider à sa place ! Bien sûr, entreprendre engage une prise de risque. Il y a des moments de doute, des périodes très intenses. La première année, on donne beaucoup ! Mais aujourd’hui, je ne regrette pas. J’ai retrouvé du sens, du lien, de la proximité et la possibilité de construire quelque chose qui correspond à nos valeurs.
Alors oui, il faut être prêt. Mais si l’envie est là, il faut y aller !
Et nous, on n’a aucun doute : t’as bien le profil Clément ! 🧡
