T’as le profil ? #9 – D’hôtesse de caisse à franchisée, le commerce m’a transformée !

T'as le profil ? #9

De “Femme de” à cheffe d’entreprise aguerrie : Delphine bouscule les conventions !

Delphine ne s’était jamais imaginée cheffe d’entreprise. Et pourtant. Après plusieurs années passées dans le magasin Weldom de Le Folgoët, d’abord sur le terrain puis en back-office, elle fait un choix aussi inattendu que décisif : reprendre l’entreprise dirigée par son mari pour en faire son propre projet.

Aujourd’hui, elle dirige son magasin de proximité avec une conviction forte : chez Weldom, tout commence par la relation humaine. Delphine nous raconte.

Avant de devenir franchisée Weldom, quel a été ton parcours ?

Je suis brestoise d’origine. J’ai fait un IUT GEA à Brest, puis une maîtrise d’AES. À l’époque, je ne me voyais pas entrer tout de suite dans le monde du travail, donc j’ai pris un peu de temps.

J’ai ensuite suivi celui qui est aujourd’hui mon mari à Rennes, puis à Brest. J’y ai occupé plusieurs postes orientés recouvrement, avant de travailler pendant près de dix ans dans une régie publicitaire, où j’étais responsable d’un pôle comptabilité. Mon parcours était donc assez éloigné du commerce.

Weldom faisait déjà partie de ton histoire ?

Oui. Mon mari avait suivi la formation Weldom pour devenir directeur de magasin, puis il a évolué dans l’enseigne jusqu’à devenir franchisé Weldom en 2009.

De mon côté, je ne me projetais pas du tout dans cet univers. On avançait chacun dans notre parcours : lui dans le commerce, moi dans l’administratif.

Qu’est-ce qui t’a fait rejoindre l’aventure Weldom ?

En 2012, j’ai traversé une période plus compliquée professionnellement. Mon mari m’a proposé de le rejoindre au magasin. Je me suis laissée embarquer… et j’ai commencé à la caisse, en tant qu’hôtesse relations clients.

J’y suis restée presque trois ans, avant d’avoir envie d’évoluer et de revenir vers des missions plus administratives.

Comment ton rôle a évolué ?

Progressivement. Une passation était prévue avec notre comptable, ce qui m’a permis de me former à la comptabilité, aux ressources humaines et à l’administratif.

J’ai ensuite pris le relais sur ces fonctions, tout en continuant à rester présente en magasin. Garder ce lien avec le terrain a toujours été essentiel pour moi.

Puis il y a eu la reprise du magasin. Comment ça s’est décidé ?

Après le Covid, mon mari a souhaité arrêter. Il ne se retrouvait plus dans la gestion humaine du quotidien et voulait passer à autre chose.

De mon côté, je ne me voyais pas quitter le magasin ni l’enseigne. Lors d’un congrès Weldom, en échangeant avec d’autres franchisés, l’idée de reprendre moi-même l’entreprise a émergé.

Au départ, ça me paraissait improbable. Mais en creusant, j’ai compris que c’était possible. J’ai monté le dossier, passé les étapes nécessaires… et j’ai racheté la société en octobre 2023.

Comment as-tu vécu cette transition vers le rôle de cheffe d’entreprise ?

La transition s’est faite progressivement, à nouveau. Avant même la reprise officielle, j’avais déjà pris beaucoup de responsabilités au quotidien.

À ce moment-là, la principale difficulté, c’était d’être identifiée comme référente sans avoir encore le pouvoir de décision. Une fois la reprise actée, j’ai suivi le même processus de validation que tout entrepreneur du réseau.

Qu’est-ce qui te fait te lever le matin aujourd’hui ?

Le lien humain, clairement. J’ai besoin de rencontrer des gens, d’échanger, de travailler en équipe. C’est ce qui me nourrit au quotidien : la relation avec mes collaborateurs et avec mes clients.

Tu es plutôt sur le terrain ou en gestion ?

Les deux. Il y a des périodes où je suis très présente en magasin, notamment lors de temps forts ou de projets. Et d’autres où je dois me concentrer sur la gestion.

Mais dès que je peux, je descends en magasin, parce que c’est un besoin pour mes équipes… et pour moi aussi. En proximité, un franchisé qui n’est pas sur le terrain ne peut pas faire son job à 100 %.

Quelles sont, selon toi, les qualités pour devenir franchisée Weldom ?

Aimer les gens, avant tout.

Bien sûr, il faut aussi des compétences en gestion, de la rigueur. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est la relation humaine, la capacité à créer du lien et à travailler en équipe. On ne fait pas tourner une entreprise seul.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi au quotidien ?

Arriver à ne pas être constamment dans l’empathie. Quand tout s’accumule, il faut savoir prendre du recul. Et puis il y a des sujets que je maîtrise moins, notamment tout ce qui est technique. Mais ça fait partie de mon rôle de cheffe d’entreprise.

Quand tu doutes, tu t’appuies sur qui ?

J’échange avec d’autres franchisés, avec des entrepreneurs autour de moi. Et sur certains sujets, je me tourne vers les équipes Weldom.

Au départ, je sollicitais beaucoup mon mari. Aujourd’hui, j’ai appris à prendre du recul et à m’appuyer davantage sur le réseau.

Tu arrives à garder un équilibre vie pro / vie perso ?

Oui. Je travaille quatre jours par semaine. C’était important pour moi, notamment après avoir vécu des problèmes de santé. L’engagement et l’autonomie de mon équipe me permettent cette organisation, c’est précieux.

Un dernier mot pour quelqu’un qui hésite à se lancer ?

Il ne faut pas se mettre de barrières. Il y a dix ans, je ne me serais jamais imaginée entrepreneuse. Mais quand il y a un déclic, il faut y aller. La vie peut vite basculer, alors autant en profiter ! 

Delphine, merci de nous rappeler ce qui est essentiel. Et pour ça, on te le dit sans hésiter : tu as tout d’une parfaite Weldomienne. 🧡